Desert algerien – Le plus vaste désert chaud au monde

Desert Algerien:

Sur cette article, j’ai voulu raconter du moins essayer de vous exposer l’extraordinaire beauté du desert algerien, l’immensité du sahara, découvrir des paysages lunaires déformés par le mirage, voir la cité de ghardaia, m’enfoncer au plus profond des terres arides, franchir le hoggar et le tassili nadjer à la recherche d’une prodigieuse cité unique au monde, la cité de sefar et ses 15000 peintures rupestre.

desert algerien
desert algerien

la terres brûlée qui raconte le Sahara tout proche, l’avance du désert qui parait inexorable, voir une expérience unique, un barrage contre le désert, une barrière verte plantée dans les année 70 à Hassi Bahbah, des millions d’arbres plantés par l’homme, une foret entière du pin, un arbre résineux qui aime les terres arides.

Un programme monumentale censé encerclé le sahara, malheureusement ce rêve est hanté par les chenilles processionnaires qui raffolent du pin.  À quoi ressemble donc ce désert avec lequel on lutte. Nous allons commencer notre voyage par la porte du désert Biskra et le finir au fin fond du desert algerien Tamanrasset.

1) Biskra:

On franchit la porte du désert à environs 400 km de la ville d’Alger, Biskra, c’est littéralement une entaille dans un rempart, la muraille des monts du m’zab qui entoure la ville connue pour la culture des dattes.

mont du mzab biskraSes ravins et ses gorges sont aujourd’hui les témoins de son passé révolu. Les montagnes de Biskra recèlent des ruines et des vestiges qui dates de différentes périodes. Plusieurs régions attestent du riche passé du desert algerien, des vestiges fossiles et des pierres taillées ont également étaient retrouvées aux environs de chetma ainsi que des tètes de lance sahariennes découvertes non loin de ouled djellal. On trouve également dans les régions de dmina, tadjemount et mezria des pierres sculptées et des gravures rupestre.

La wilaya de biskra se situe au sud-est de l’Algérie, sa superficie est estimée à plus de 20 500 km carrée. Les formes, les couleurs des montagnes de cette région se diversifient selon les éléments rocheux qu’elles contiennent et les ères géologiques durant les quels elles se sont formées. De l’autre coté de biskra, changement de décore, des étendues de steppe qui court jusqu’à la ville de Djelfa, connue pour l’élevage de mouton.

L’été il fait chaud, à partir de maintenant il faut calculer ses réserves en eau et carburant, on rentre au sahara, devant nous le plus vaste désert chaud au monde qui couvre la superficie de l’Australie tout entière. Sur notre route, El oued, Ghardaia, El menia, Timimoun, Tamanrasset et enfin Djanet. 1600 km à travers le desert algerien, si on quitte la route on se perd, un champs de cailloux jusqu’à l’horizon.

les mirages desert algerien
les mirages desert algerien

Avec le soleil qui monte, la température grimpe et l’horizon devient flou et le relief incertain, 38 degrés à l’ombre, la chaleur déforme la lumière en faisant apparaître des formes, les Mirages qui sont des pièges mortels pour le voyageur égaré.

2) El oued:

Notre première escale du désert, l’oasis d’El oued, également appelée Souf ou oued souf, la ville aux 1000 coupoles située dans le nord du Sahara algérien à 512 km de la capital Alger.

On arrivant sur cette région, on se croira dans un rêve,  celui de mettre en culture le désert, on y fait pousser la pomme de terre, il faut juste de l’eau. Le Sahara regorge d’importantes ressources en eau stockées en profondeurs et héritées de périodes très anciennes.

À el oued la bataille contre le sable est perdue d’avance, à mesure que l’on pompe l’eau elle devient trop salé ce qui oblige les exploitants à constamment déplacer les champs de cultures.

À l’origine el oued vivait des dattiers et d’agriculture vivrière poussant en poche de sable, malheureusement plus de 1 million de palmiers mort asphyxiés, pire encore, par endroits l’eau est même polluée  par les rejets humains.

Reconnaissant que la cité aux milles coupoles est devenue une grande ville, sa population compte plus de 100 milles personnes sans compter le nombre de touristes affluant sur cette région.

Les rares pluies qui tombes sur le desert algerien, nous offre un spectacle de couleur étrange sur les dunes de sable. Plus au sud, notre route nous dirige vers l’une des plus belles cités du désert, Ghardaia.

3) Ghardaïa:

Ghardaïa, la capitale de la vallée du Mzab, un patrimoine mondial qui est située à 600 km d’Alger. Une citadelle du 11ème siècle au porte du grand erg saharien. Selon la légende, elle doit son nom à daïa, une jeune fille de grande beauté, abandonnée dans une grotte, d’où l’appellation de ghardaïa qui veut dire grotte de daïa.

ghardaia
Ghardaia

La perfection de cette ville fascine, avec une unité extraordinaire, elle surplombe une palmeraie centenaire qui fournit fruits, légumes et fraîcheurs pendant les pics de chaleur, tout simplement un îlot de vie au milieux du grand erg saharien.

Le secret de ghardaïa, est celui de l’eau, il a plus de 1000 ans, un extraordinaire savoir faire en matière d’irrigation, chaque oasis dispose d’un réseau de canaux alimentés par des puits ou canaux sous-terrains.

desert algerien
Desert algerien Ghardaia

Vivre à El oued est un pari pour les hommes et pour toutes les espèces qui attendent la nuit pour sortir pour éviter les prédateurs, un incroyable don pour survivre dans cette environnement hostile. Après Ghardaïa, on s’enfance dans le grand erg pour rejoindre El Menia.

4) El Menia:

Une région de dunes grande comme un tiers de la France entière, située à 267 km de Ghardaïa, et à plus de 900 km de la capital Alger. Le grand erg se déplace constamment sous l’effet du vent qui souffle continuellement le sable.

Une barrière difficile à franchir pour les hommes du desert algerien, les caravanes doivent faire la liaison entre les rares point d’eau. Le grand erg a dessiné les routes des hommes et l’emplacement des oasis. On sait qu’on s’approche d’El menia, l’oasis aux 100 milles palmiers, quand on voit sa forteresse, appelée ici el ksour.

el menia desert algerien
el menia desert algerien

On y pratique encore une vraie agriculture saharienne sur trois niveaux, céréales et légumes se coutoient au sol, au dessus poussent des arbres fruitiers en particulier les orangers, et l’ensemble est protégé du soleil par un couvert de palme qui produit des dattes.

El Menia est une oasis exceptionnelle, mais le plus incroyable est à la sortie de la ville, à ne pas croire, un Lac, un immense plan d’eau au fin fond du désert. Son eau est trop salé et non potable. le rendez-vous des oiseaux migrateurs qui vont de l’Europe vers l’Afrique.

Lac el menia desert algerien
Lac el menia desert algerien

Depuis la nuit des temps flamants rose et cigales font escale dans cette zone humide au cœur du désert, ils en connaissent l’emplacement et leurs vie en dépend. Plus au sud la route nous mène vers Timimoun.

5) Timimoun:

Située entre le grand erg occidental au nord et le plateau de tademaït au sud, Timimoune est une commune de la wilaya de Adrar, qui est à 1219 km de la capitale d’Algérie Alger.

À Timimoune on trouve le mystérieux Ksar de Draa, sans doute une palmeraie existait auparavant, ses murailles sont de pierre qui ont résisté aux vends de sable. Ce ksar reste un mystère, on dit qu’il serait le dernier des caravansérail juif. C’était il y a plus de 1000 ans quand le desert algerien était sillonné par les nomades sémites. Depuis ce ksar sombre peut à peut dans l’oublie.

Dans cette région, on croit que le désert est stérile,  mais quand on sais ou chercher on y trouve même des truffes, les champignons du désert qui sont offerts comme cadeau par la pluie d’automne.

ksar de draa algerie
ksar de draa algerie

Timimoun est oasis d’argile rouge car le sol est riche en oxyde de fer, l’Afrique noir se rapproche, cette région est une croisé des routes, c’est donc un marché ou se rencontre les pays voisins, on y rentre par sa porte du soudan. Apres Timimoun, on traverse un reg, une zone de cailloux vers notre prochaine destination Tamanrasset.

6) Tamanrasset:

Tamanrasset, la ville la plus méridionale de l’Algérie, se situe à paratiquement 2000 km d’Alger. La ville est le pari d’une ville d’avenir, elle dispose d’une grande université qui compte plus de 2000 étudiants venus de toute la région.

Malgré ses changements, Tamanrasset reste cette ville d’altitude ou la température touche les extrêmes, il fait froid l’hiver et chaud l’été. On quitte la ville pour le Hoggar et le Tassili najjer à la recherche de la cité perdue de sefar. Beaucoup de familles ont abandonné le nomadisme et se sont installés prés de Tamanrasset.

Les touareg sont des éleveurs et parfois des marchands, la possession n’a pas de sens ici, quelques terres, des dromadaires et des chèvres, une société matriarcale, les femmes ont la propriété des tontes est des meubles, chaque morceau de bois est gardé précieusement pour faire la cuisine à même le sable du désert.

6 – 1) Le Hoggar:

Le Hoggar commence ici au cœur du desert algerien, un immense plateau à plus de 2000 mètres d’altitude, complètement érodé et constellé de cratères. On dirait des paysages extra-terrestre, toute l’histoire de la terre est la, des centaines de volcans comme celui d’atakor ont soulevé un granite vieux de 4 milliards d’année.

tassili najjer algerie
tassili najjer algerie

Le socle de la terre à été pulvériser en falaise, pic et aplombs rocheux. C’est vers l’Assekrem que se tourne alors les regards, vers ce plateau devenu mythique qui abrite encore le refuge d’un ermite catholique français, le frère Charle de Foucauld.

6 – 2) Tassili Najjer:

Nos pas nous ont conduit au Tassili Najjer, un plateau de grès à plus de 1000 mètres d’altitude, entièrement sculpté, tailladé. Pondant des millions d’années sont sol a été raviné par les eaux, puis avec la sécheresse se fut au tour du vent d’user et de polir ses roches. Le froid de la nuit et le chaud du jour ont fait éclaté ses pierres.

Une vie ci loin d’Alger, dans ce pays qui semble un continent à lui tout seul. Sur notre route les seuls humains qu’on croise sont morts, des tombeaux qui remonte aux néolithique, les plus anciens datent d’environs 6000 ans, de simples enclos, au centre un tumulus contient une chambre funéraire où seul les hommes sont enterrés.

6 – 2 – 1) La cité de Sefar:

cité de sefar desert algerien
cité de sefar desert algerien

À partir d’ici, on rentre dans le plus grand musée à ciel ouvert de l’époque néolithique, il faut voir pour le croire, il faut voir la cité de Sefar, la plus grande cité troglodyte au monde, une ville de pierre avec ses façades immenses,  ses avenues perpendiculaires, ses places et ses rues.

Sefar est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1982, pour ce qui est caché dans cette endroit, 15 milles dessins et peintures ornent les murs de cette monumentale cité naturelle. Sefar du Tassili najjer est un des plus vastes ensemble d’art rupestre préhistorique au monde.

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